Quelle case pour déclarer ses revenus locatifs meubles ?

Pour faire vos déclarations de revenus locatifs meubles, vous êtes dans l’obligation de répondre aux questions du formulaire 2042 C PRO. Les cases à remplir dépendent du statut du loueur, des résultats de l’activité et de son appartenance à un OGA. Plus de détails dans cet article.

Les revenus locatifs meubles non professionnels

La déclaration des revenus locatifs meubles non professionnels évolue selon que vous avez d’autres revenus supérieurs ou pas.

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Vous n’avez pas d’autres revenus supérieurs

Les propriétaires inscrits au Micro BIC doivent déclarer leurs revenus dans la case 5ND. La case 5NA est réservée pour les personnes membres d’un OGA. Ces derniers doivent avoir un résultat positif ou nul, et louer leurs biens sous le régime réel. Quant à la case 5NK, elle est destinée aux personnes qui ne sont pas membres d’un OGA et qui exercent sous le régime réel. Ceux-là doivent avoir un résultat positif ou nul. Parfois, certains propriétaire membre d’un OGA et qui ont loué leurs biens sous le régime réel obtiennent un résultat déficitaire. A ceux-là est réservée la case 5NY. Votre résultat peut être déficitaire alors que vous ne faites pas partie d’un OGA mais exerçant sous le régime réel. Dans ce cas, vous devez remplir une autre case appelée la case 5NZ.

Vous disposez d’autres revenus supérieurs

Dans certains cas, vos revenus de locations meublées sont supérieurs à 23 000 €. Mieux, vous disposez en plus d’autres revenus plus importants au titre du loyer fiscal. Dans ce cas, les cases que vous êtes appelés à remplir pour la déclaration de vos revenus sont différentes. Vous devez renseigner les cases réservées aux loueurs non professionnels. La déclaration de vos revenus se fait dans la case 5NW, lorsque votre résultat est positif et que vous exercez sous le régime Micro BIC. Par contre, s’il s’agit de locations meublées pour touristes ou de chambres d’hôtel, vous devez renseigner la case 5NJ.

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Si votre résultat est positif ou nul, et que vous bénéficiez des avantages du régime réel, remplissez la case 5NM. Les membres d’un OGA dans les mêmes conditions devront remplir la case 5KM. Les personnes ayant un résultat déficitaire reporteront leurs résultats dans la case 5WE s’ils sont non-membres d’OGA et la case 5WF pour les membres OGA.

Les revenus locatifs professionnels

Ici, vous devez reporter votre résultat dans la case 5KP si vous exercez sous le régime Micro BIC. Les propriétaires qui ont un résultat positif ou nul et qui louent sous le régime réel ont deux options possibles. Vous renseignez la case 5KC si vous êtes membres d’un OGA. A défaut, remplissez la case 5KI si vous n’êtes pas membre d’un OGA. Dans le cas où les résultats sont déficitaires et que vous louez sous le régime réel, remplissez simplement la case 5KF pour les adhérents d’un OGA. Les non adhérents d’un OGA devront remplir la case 5KL.

Les obligations fiscales pour les revenus locatifs meublés

Au-delà de la simple déclaration des revenus locatifs meublés, vous devez vous conformer aux obligations fiscales liées à cette activité. Le propriétaire doit tenir une comptabilité rigoureuse et précise de ses recettes et dépenses liées à la location meublée. Effectivement, en cas de contrôle fiscal, l’administration pourra exiger ces documents afin d’évaluer l’imposition due.

Si les revenus locatifs excèdent 23 000 € annuels ou représentent plus de 50 % du chiffre d’affaires global du foyer fiscal (dans le cadre du régime Micro BIC), le propriétaire devra obligatoirement s’immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). Cette immatriculation permettra notamment au propriétaire de bénéficier du statut professionnel auprès des organismes sociaux.

Dans certains cas spécifiques tels que les locations saisonnières ou les résidences secondaires louées occasionnellement, le propriétaire peut être soumis à la taxe sur les logements vacants (TLV) ou encore à la cotisation foncière des entreprises (CFE).

Vous devez pouvoir y faire face efficacement et éviter toute mauvaise surprise lors d’un contrôle éventuel.

Les sanctions en cas de non-déclaration des revenus locatifs meublés

En cas de non-déclaration des revenus locatifs meublés, le propriétaire risque de se voir appliquer des sanctions fiscales. Si l’administration fiscale découvre que vous avez omis de déclarer ces revenus, elle peut vous notifier un rappel d’imposition accompagné d’une majoration pouvant aller jusqu’à 40 % du montant des sommes imposables.

Si les revenus locatifs sont dissimulés intentionnellement ou dans un but frauduleux, cela peut être considéré comme une infraction pénale. Le propriétaire risque alors une poursuite judiciaire et une condamnation à des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 500 000 € d’amende.

Il est donc crucial pour tout propriétaire qui loue son logement meublé à titre onéreux de respecter ses obligations fiscales en matière de déclaration et de paiement des impôts correspondants. Cela permettra au propriétaire de préserver ses intérêts financiers ainsi que sa réputation auprès des administrations concernées.

Pour faciliter les démarches liées aux déclarations et paiements relatifs aux locations meublées, il est possible aujourd’hui d’utiliser divers outils numériques tels que les plateformes spécialisées dans la gestion administrative des biens immobiliers ou encore les applications mobiles permettant la tenue facile et efficace de la comptabilité. Ces outils permettent notamment aux particuliers désirant louer leur bien immobilier meublé à titre professionnel ou occasionnel en toute sérénité sans craindre les sanctions fiscales liées à la non-déclaration de leurs revenus locatifs.