Un couple avec deux enfants peut obtenir jusqu’à 138 000 euros de prêt à taux zéro en 2025, sous réserve de respecter des plafonds de ressources révisés et une localisation géographique précise. Le dispositif exclut toujours l’achat de logements anciens hors travaux importants, mais élargit certains critères d’éligibilité dans les zones tendues. Les montants et conditions varient selon la composition du foyer et la nature du projet immobilier, rendant le calcul du droit au PTZ complexe pour une majorité de ménages. Plusieurs ajustements, introduits par la réforme de 2025, modifient l’accès à ce levier d’acquisition.
Plan de l'article
Prêt à taux zéro en 2025 : ce qui change et pourquoi c’est important
2025 marque un tournant pour le prêt à taux zéro (PTZ). Le dispositif, prolongé jusqu’à fin 2027 par la nouvelle réglementation, évolue sous l’impulsion du décret n° 2025-299 du 29 mars 2025 et des prescriptions du Code de la construction et de l’habitation. Si c’est l’État qui encadre le dispositif, ce sont les banques qui gardent la main sur l’examen des dossiers et la décision d’octroi. Le ministère de la Transition écologique imprime ainsi sa marque sur la politique d’accès à la propriété.
Depuis le 1er avril 2025, toutes les maisons neuves peuvent être financées par le PTZ, quel que soit leur emplacement. Cette avancée élargit le champ des possibilités pour les accédants. Les logements anciens restent finançables avec le PTZ, mais seulement lorsqu’ils nécessitent des travaux conséquents. Le critère reste constant : il faut être primo-accédant, c’est-à-dire ne pas avoir possédé sa résidence principale dans les deux dernières années.
Un PTZ ne peut pas couvrir la totalité de votre projet immobilier. Il vient strictement en complément d’autres crédits. Rester sous les plafonds de ressources adaptés à votre composition familiale et à la zone où se situe le bien demeure une exigence incontournable. Les banques examinent avec une grande attention le profil de chaque demandeur, parfois au-delà des obligations réglementaires.
Dans ses grandes lignes, la philosophie du PTZ ne change pas : faciliter l’accès à la propriété pour les ménages à revenus modestes, mais en fixant un cadre rigoureux. Les plafonds de coût du projet, la part finançable, la durée maximale allant jusqu’à 25 ans (avec possibilité de différé) et les exclusions pour le locatif structurent de façon précise les contours du dispositif. Les évolutions réglementaires récentes et les nouveaux barèmes apportent des réponses concrètes à un contexte immobilier exigeant.
Qui peut réellement bénéficier du PTZ l’an prochain ?
Les primo-accédants restent au cœur du dispositif. Cela signifie que seules les personnes n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années peuvent solliciter un PTZ. Il existe des aménagements ponctuels pour des situations spécifiques, mais la priorité reste aux nouveaux entrants sur le marché immobilier.
Le bien acheté doit impérativement servir de résidence principale, et ce pour une durée minimum de six ans, à compter de l’achat ou de l’achèvement des travaux. Ni l’investissement locatif, ni les résidences secondaires ne sont concernés.
Pour mieux comprendre les options du PTZ, il convient d’identifier les solutions accessibles :
- Maison individuelle neuve, désormais finançable en toute zone géographique ;
- Appartement neuf au sein d’un immeuble collectif ;
- Logement ancien nécessitant des travaux, à la condition que les travaux atteignent au moins 25 % du coût global.
L’accès au PTZ dépend également de paramètres comme la zone géographique (A, A bis, B1, B2, C) et la catégorie de revenus du ménage. Un revenu modeste ouvre droit à un financement plus conséquent en proportion du projet immobilier. Les critères d’éligibilité et les tranches de revenus évoluent chaque année pour s’ajuster aux réalités sociales et économiques, ce qui impose une veille régulière.
Montants maximaux et nouveaux plafonds : à combien pouvez-vous prétendre en 2025 ?
Le montant du PTZ en 2025 n’est jamais standard, il découle de trois critères : la zone où se situe le logement, la taille du foyer et le revenu fiscal de référence. Les plafonds de ressources ont été ajustés, s’étendant de 27 000 à plus de 118 000 euros selon la situation familiale et la localisation.
Si vous achetez un appartement neuf, vous pouvez prétendre à un financement allant jusqu’à 50 % du coût global, dans la limite prévue pour votre profil. Pour une maison neuve, la part retombe à 30 %. Les plafonds d’opération sur lesquels est calculée l’aide varient fortement : à Paris ou en zone A bis, un célibataire voit sa base plafonnée à 156 000 euros, tandis qu’une famille de quatre dépasse désormais les 300 000 euros. En zone C, les montants de référence redescendent, ils sont plus adaptés au prix de l’immobilier local. Ces plafonds s’appliquent également aux logements anciens sous condition de travaux conséquents.
Il faut retenir que le PTZ complète toujours d’autres formes de prêts, jamais tout seul, et que la durée du prêt dépend de la tranche de revenus retenue : cela peut aller de 10 à 25 ans, avec une période de différé pour certains profils, parfois jusqu’à 10 ans. Les nouveaux textes prolongent la possibilité de demander un PTZ jusqu’en 2027 et facilitent son accès pour les projets de maisons neuves.
Étapes clés et conseils pratiques pour obtenir votre prêt à taux zéro
La demande d’un PTZ suit un parcours balisé. Il faut d’abord vérifier si vous remplissez bien toutes les conditions : avoir le statut de primo-accédant, respecter les plafonds de ressources, viser l’achat ou la rénovation d’une résidence principale et veiller à ce que le logement se situe dans une zone finançable. Les simulateurs en ligne offrent une première estimation, mais un conseil personnalisé est souvent utile, pour valider dans le détail tous les critères.
Ensuite vient la préparation du dossier à transmettre à la banque. Celle-ci scrute attentivement la stabilité professionnelle, l’apport, les charges et la cohérence du plan de financement global. Le PTZ doit toujours être additionné à d’autres formes d’emprunt : prêt bancaire classique, prêts aidés comme le PAS ou le PC, ou encore dispositifs spécifiques comme le Prêt Action Logement ou le PEL. D’autres aides peuvent parfois venir compléter ce plan : MaPrimeRénov’ pour des travaux ou, dans quelques cas précis, l’APL Accession.
Autre point de vigilance : l’assurance emprunteur, qui vient s’ajouter au coût total et dont le montage doit être anticipé. Il est conseillé de préparer la signature chez le notaire dès l’accord bancaire obtenu, et de s’entourer au besoin d’un courtier pour maximiser ses chances d’obtenir les meilleures conditions. L’accord de la banque reste la dernière étape décisive, son appréciation du risque prenant toujours le dessus sur les décrets.
Pour éviter toute mauvaise surprise, il est préférable de se renseigner avec rigueur sur la nouvelle réglementation, de consulter les textes officiels et de demander, quand c’est possible, un accompagnement indépendant. Maîtriser ce dispositif, c’est prendre en main la réussite de son projet immobilier.
Avec le nouveau PTZ, la trajectoire vers la propriété se redessine pour de nombreux ménages. À chacun d’oser franchir le pas, armé des bons repères, pour replacer le rêve d’accession à la propriété à portée de main.



